Le plus souvent, je figure le mouvement, non pas la forme en mouvement (comme Duchamp), mais la trace du passage, comme les clapots de sable au reflux de la mer déposent la forme passagère de l'eau.
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Jean Chrétien FAVREAU

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ARTS

         
     

C’est le squelette d’un cactus, ramassé au sud de la Sicile.
Le zoom à gauche montre la structure. C’est un écoulement de fibres, régulier, périodique. Une sorte d’empilement d’ondes. Le végétal paraît avoir ruisselé sur les fibres antérieures, comme une rivière à sec l’été retrouve son lit au printemps. L’écoulement des fibres se superpose au lit précédent, contournant les mêmes nœuds, sinuant du même rythme. Ça forme un empilement de clapots figés, un instantané de méandres. On imagine l’écoulement spasmodique des sucs. Chaque saison, un flux neuf s'écoule sur les traces du précédent, comme la vague submerge la précédente en entraînant la suivante. Il faut l’imaginer quand le cactus est vivant, en train de se former :
un ruissellement de matière dans la vibration du soleil.